Hum hum.

Hum hum.
Premier article. Paraît-il que c'est le plus dur : aussi ferai-je simple. Comme de nombreuses premières fois, celle-ci aussi se révèle être casse-gueule : on ne sait jamais par où ni de quelle façon commencer. Peut-être une rapide présentation ? Non... vous aurez tout le loisir de me découvrir via mes articles. Un questionnaire ? Non plus. Trop d'esbrouffe. Sans compter qu'il y en a un un peu plus loin.
Le problème qui se pose est donc le suivant : comment faire sympa et original sans tomber systématiquement dans cette niaiserie si banale ou autres inepties du même genre ? Rassurez-vous, je vous épargnerai le récit de ma vie si... trépidante.

Comme beaucoup, j'ai été jeune, juvénile, inconscient et insouciant, j'ai donc eu ma période « blogesque » si caractéristique de l'adolescent où, victime d'un rejet purement fantasmé, on ne trouve refuge que dans cette illusion d'acquérir une quelconque reconnaissance sociale en déblatérant de la merde, notre merde ; et ce dans l'espoir que, un jour, des abrutis daignent laisser une trace de leur passage à grand renfort d'abréviations kikoololesques (un vrai mouvement Littéraire je vous jure !). Bref. À force de publications et de rédactions – et d'un acharnement sans nom –, je vous propose l'aboutissement de toutes ces années de dur labeur dans ce blog que vous pouvez d'ores et déjà considérer comme un véritable condensé de mon humble Moi.

Les habitués le savent, ce que j'ai à vous proposer est long, travaillé, réfléchit, développé et par dessus-tout, inintéressant : l'objet de mes réflexions étant un excellent moyen de s'endormir et mes déversements de bile toute dégueulasse constituant une bonne alternative à cette tendance appelée « suicide ». Souvent, je vous ferai part des mes dernières impressions sur diverses choses, de mes états de choc ; d'autres fois je raconterai ma vie sans réel but, avec une vacuité telle qu'elle ferait s'emmerder un koala – c'est dire la violence de mes pérégrinations... Cependant, si le sarcasme et l'ironie tiendront une place prépondérante en ce lieu, sachez que je n'abandonnerai jamais mon véritable Moi : la passion qui ma bite. Celle défendue jour après jour ; celle qui se bonifie chaque mois ; celle qui grandit au fil des ans... Une sorte d'essence vitale.

Sur ce, il est temps pour moi de vous abandonnez.
Libre à vous de poursuivre la lecture de ce blog qui a bien du mal à être entretenu mais promis, je ferai un p'tit effort.

À bientôt donc pour de nouvelles aventures, au bout de la nuit...

# Posté le samedi 10 novembre 2007 12:58

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 04:06

Amür amür.

Je ne sais pas pour vous, mais il m'arrive d'être totalement déconcerté par ce qui m'entoure. Ce que je vois me fait parfois peur ; parfois, j'en rigole ; d'autres fois encore, ça me file tout simplement la gerbe. Rassurez-vous, cela ne m'arrive pas tous les jours. Il est cependant rare que je me retrouve en état de choc, apaisé, heureux. Et pourtant...

...il n'y a pas si longtemps je faisais la connaissance du dernier long-métrage du génial Darren Aronofsky. The Fountain. Une ½uvre fragile, au-delà des conventions, anti-conformiste, fascinante de par son ambition et admirable de par la maîtrise du sujet et l'infime délicatesse du traitement. Son ambition aveugle n'a pas manqué de laisser sur le carreau une grande partie du public. Mais c'est bel et bien le film qui laisse la production actuelle sur le carreau.

The Fountain raconte le combat à travers les âges d'un homme pour sauver la femme qu'il aime. Espagne, XVIè siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire fontaine de jouvence, censée offrir l'immortalité. Aujourd'hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi. Au XXVIè siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l'espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire. Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques – le guerrier, le scientifique et l'explorateur – parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l'amour, la mort et la renaissance.

Assurément, le film constitue une expérience indispensable pour un cinéphile en quête de véritable EXPÉRIENCE. Ressentir ce film, c'est aller à la rencontre d'une beauté insoupçonnée, métaphysique ; c'est vivre un Amour Impossible d'une intensité à vous décrocher le c½ur, d'une intelligence rare. Paroxystique, la déferlante d'émotion laisse le spectateur pantois, en lambeaux ; mais surtout libéré de la prison de son âme : son corps vole en éclat à l'instar de cet homme, scientifique et pragmatique, qui finit par dépasser sa condition d'Être en achevant la rédaction du livre de sa femme... Rédaction et combat accompagnés d'un puissant leitmotiv qui achève de nous transporter et nous berce, pour l'Eternité.

Ainsi Darren Aronofsky rend hommage au 7ème Art de la plus belle des façons et offre à son public une aventure inoubliable. À l'heure où la standardisation règne en maître sur le marché, le réalisateur - ou le génie - explose la tendance grâce à sa maestra visuelle hors du commun et son sens de la narration ô combien intelligent. Une fois de plus, Darren Aronofsky touche à la perfection. L'honneur du cinéma est sauf. Même pas un chef-d'½uvre, un miracle.
Amür amür.

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 10:22

Modifié le samedi 20 septembre 2008 11:45

» Perfect Stranger.

» Perfect Stranger.
1. Absurde ?
« L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde. » Deux forces qui s'opposent : l'appel humain à connaître sa raison d'être et l'absence de réponse du milieu où il se trouve. L'homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu'à sa raison d'être.
L'appel humain c'est la recherche d'une cohérence. Mais cette même recherche ne peut aboutir. L'absurde c'est la conscience toujours maintenue d'une « fracture entre le monde et mon esprit. » (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe).

Pour l'ecrivain, la seule réponse devrait être de dimension humaine : « je ne puis comprendre qu'en termes humains » ; ainsi les religions posant des cadres, créant, littéralement, le sens n'apportent pas de réponses à l'homme absurde : « Je ne sais pas si ce monde a un sens qui le dépasse. Mais je sais que je ne connais pas ce sens et qu'il m'est impossible pour le moment de le connaître. Que signifie pour moi signification hors de ma condition ? »

Par conséquent l'homme absurde n'accepte pas de réponse divines ; il veut des réponses humaines : s'en remettre à Dieu est par essence-même impossible pour cet homme puisque ce dernier, de par la certitude de son innocence, ne peut pas être sous l'emprise de la Religion ; il ne veut faire que ce qu'il comprend ( il réfute ainsi toutes prophéties de quelque ordre religieux que ce soit) : « pour un esprit absurde, la raison est vaine et il n'y a rien au-delà de la raison. »

Une autre échappatoire serait de nier l'une des forces contradictoires faisant naître l'homme absurde : à savoir la recherche du sens de ce qui est, ou en faisant taire l'appel humain. Malheureusement aucune des deux possibilités n'est envisageable.
Une autre manière de trouver du sens serait de créer ce même sens : faire des projets, établir des buts, et par là même croire que la vie puisse se diriger. Mais à nouveau « tout cela se trouve démenti d'une façon vertigineuse par l'absurdité d'une mort possible. » En effet, pour l'homme absurde il n'y a pas de futur, seul compte l'ici et le maintenant, l'instant présent.

La première des deux forces contradictoires, à savoir le silence déraisonnable du monde ne peut donc être niée. Quant à l'autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l'absurde, qui est l'appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière « le suicide résout l'absurde. » Or l'absurde ne doit pas se résoudre. L'absurde est générateur d'une énergie. Et ce refus du suicide, c'est l'exaltation de la vie, la passion de l'homme absurde. Ce dernier n'abdique pas...


2. Il se révolte !
La révolte, c'est le moyen de vivre l'absurde. L'absurde est nécessaire, il ne doit pas tenter d'être résolu ; car l'absurde génère une puissance qui se réalise dans cette révolte. Connaître son destin et l'affronter ; l'intelligence contre le silence déraisonnable du monde. Le condamné à mort qui refuse le suicide : voici l'homme révolté.

Cette dernière permet également d'acquérir un énorme champs d'action. À mesure que le futur se restreint, les possibilités d'actions se font de plus en plus nombreuses. L'homme révolté vit dans un monde où « tout l'être s'emploie à ne rien achever » - il doit d'ailleurs l'accepter -, mais dans lequel il est le maître.

Seulement attention, tout n'est pas permis dans la révolte, la pensée de Camus est humaniste, les hommes se révoltent contre la mort, contre l'injustice et tentent de « se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin. » En effet, Camus pose à la révolte de l'homme une condition : sa propre limite. La révolte de Camus n'est pas contre tous et contre tout.

« La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifie la fin ? À cette réponse que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens. » écrira Camus.


3. Meursault est L'Etranger.
Le roman met en scène un narrateur-personnage, Meursault, vivant en Algérie à l'époque où celle-ci est encore française. Le protagoniste reçoit un télégramme lui annonçant que sa mère vient de mourir. Il se rend à l'asile de vieillards de Marengo et assiste à la mise en bière et aux funérailles sans éprouver d'émotion et sans prendre l'attitude de circonstance que l'on attend d'un fils endeuillé.
Plus tard, il rencontre Raymond Sintès (un voisin de palier) qui l'invite à la plage. Ce dernier est souteneur et s'est montré brutal avec sa maîtresse mauresque; il craint des représailles. Sur la plage, ils croisent deux hommes dont l'un est le frère de la jeune mauresque. Une bagarre éclate. Peu de temps après, Meursault, accablé par la chaleur et la lumière, marche seul sur la plage et rencontre à nouveau l'un des hommes près d'une source de fraîcheur. L'Arabe - qui restera anonyme - sort son couteau; Meursault serre le revolver que Raymond lui a laissé. Abruti par la chaleur et la luminosité agressive de l'après-midi, ébloui par le reflet du soleil sur le couteau, Meursault tire à plusieurs reprises, tuant l'Arabe.
Emprisonné, il attend un an avant d'être jugé. Au cours du procès, on lui reproche surtout son absence d'émotions à la mort de sa mère et sa vie insouciante après le deuil. On comprend alors qu'il est condamné à mort pour ne pas s'être conformé aux m½urs de sa société.

Ici-bas, l'existence est dénuée de sens, d'intérêt. Dans un monde régit par le hasard et la fatalité notre Etranger se contente de faire l'inventaire de ses actions. Aussi ne triche-t-il pas avec la vérité, devant Marie ou le tribunal. N'allez pas croire que Meursault est orgueilleux non ; simplement, il accepte les choses telles qu'elles sont et ne voit pas l'intérêt de mentir.

En tuant l'Arabe, Meursault ne répond donc pas à un instinct meurtrier. Il est simplement victime du soleil, de la chaleur. En ce sens, la relation du meurtre prend une dimension quasi mythique, d'autant que ce soleil et cette lumière sont omniprésents dans le roman, et agissent même concrètement sur les actes de Meursault.

Ainsi sa rédemption se fera par le biais de la condamnation. Meursault, contemplant sa mort alors de plus en plus proche, se voit contraint de réfléchir au sens de la vie, de sa vie absurde. En résultera l'instinct de révolte face à une mort arrivant trop tôt, face à l'injustice d'un monde où l'on doit « jouer le jeu. » Or Meursault ne joue pas le jeu, il n'a pas pleuré la mort de sa mère. Meursault devient finalement l'homme révolté que Camus explique ainsi : « Le contraire du suicidé c'est le condamné à mort » : car le suicidé renonce, alors que le condamné se révolte. Or, la révolte est la seule position possible pour l'homme de l'absurde : « Je tire ainsi de l'absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion. Par le seul jeu de la conscience, je transforme en règle de vie ce qui était invitation à la mort - et je refuse le suicide. »

# Posté le lundi 19 novembre 2007 16:40

Modifié le samedi 08 mars 2008 08:00

» Returns !

» Returns !
Aaaaaaaaaaah mes chers lecteurs, je vous ai manqué ? Non ? Allez quoi, faîtes pas les fines bouches ; je sais que mon absence a été dure, aussi dure que m... Non rien. Quoiqu'il en soit je suis de retour, en pleine forme, prêt à célébrer des vacances comme il se doit. Et quelles vacances !

Ce qui me frappe - et me surprend, je dois l'avouer - le plus en cette fin d'année c'est bel et bien ce que l'on pourrait appeler mon semblant de « vie sentimentale ». Plusieurs semaines durant j'ai été en proie au doute, à l'hésitation. Jamais je n'avais été confronté à pareille situation... Etrange. Rassurez-vous je m'en suis sorti indemne. « Ouf ! » dirons les plus compatissants - « Merde ! » diront les autres tocards.
(...)
Ça va recommencer ! En espérant que cette fois-ci ça me mène à quelque chose de concret ! Je risque de faire un carnage sinon...

Et au lycée ? Malgré un certain laxisme, pour ne pas dire un laxisme certain, je m'en sors honorablement, « encouragements » et autres bonnes appréciations viennent embellir un bulletin affichant un agréable 12.04 de moyenne générale (là, j'me la pète). Non pas que je doive ces résultats à mon intelligence suprême (hmm ?) n'est-ce pas... Pour mon cas je parlerais plutôt d'intérêt. Que voulez-vous, quand on est passionné... Ajouter à ça l'atelier cinéma qui m'offre la chance de MANIER LA CAMERA et de m'adonner toujours plus à ma passion ; et une prof' d'Histoire/Géo. totalement hors-normes... Le résultat dépasse mes espérances.

Finalement je m'apprête à passer d'agréables vacances qui, à mon avis, resteront longtemps ancrées au fond de moi : entre les futures heures à zinguer du Covenant sur Halo 3, à explorer les tréfonds de Rapture dans Bioshock ; à matter des films et à bouffer comme un porc, autant vous dire qu'il y a de quoi faire. Je remercie d'avance mon p'tit belge fétiche pour ça.
Retrouver ce goût from Martinique qui vous BRÛLE LA GORGE tandis que vous partagez un verre de rhum avec un ami... (on aura pris soin, au préalable, de prendre un bon La Mauny à 55%).
Autant de choses qui n'ont pas de prix (merde j'ai pas la Master Card™) mais qui vont me permettre de passer une fin d'année haute en couleurs, riche en évènement, et de rattaquer les cours la tête purgée de toute la merde accumulée de ces quatre derniers mois.
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# Posté le samedi 22 décembre 2007 10:37

Modifié le samedi 08 mars 2008 08:01

[Ciné] Bilan 2007

2007. Une année de changement, assurément. Une année où la passion n'a cessée de croître, parfois même au profit de choses plus ou moins importantes (qui a dit les cours ? :-p). Je ne saurai vous dire le nombre de films que j'ai pu voir durant ces douzes derniers mois... Bref, après tout on s'en fout. Tout ce #3615 Ma Life pour vous faire part d'une sorte de « Bilan Ciné 2007 ». Dans son ensemble, la sélection 2007 a été très bonne, avec son lot de perles, de bons blockbusters comme on les aime, mais également de médiocrité voire de gâchis absolu... Bien évidemment il ne s'agit pas pour moi de faire de la critique ou de me noyer dans mes propres méandres d'élitistes foireux ; simplement d'exposer mon sentiment global sur les sorties et visionnages filmique d'une année riche et exaltante ! Bonne lecture.


Ma sélection de l'année :

- Les Promesses de l'Ombre : Comme à l'accoutumée Cronenberg fait mouche et parvient à allier avec maestra une forme visuelle élégante et implacable au service d'un propos intelligent et subversif. Ici le « Mal » se fait beauté, et le crime acte de grâce ; l'admiration, toute l'empathie que suscite « le monstre » n'étant pas sans rappeler Le Parrain de Coppola. On ne parlera même pas de la véritable performance de Viggo Mortensen ou de la scène du baptême/tatouage qui justifie à elle seule la vision du film... Un grand film, indubitablement.

- L'Assassinat de Jesse James : Poétique et envoûtant, voilà un western au traitement plutôt fin et original. D'une justesse rare, l'univers est nimbé d'une douce mélancolie magnifiée par une musique de très bonne facture ; et la reconstitution, excellente, nous plonge aisément en plein XIXème. Le film alterne les figures de style ; effets de flous, images fixes, retour en arrière et ce, avec un naturel déconcertant : le travail esthétique est splendide. Visuellement sublime et souvent contemplatif, voilà un film poignant, lent mais jamais long, mené par des acteurs poussés à l'extrême.

- Zodiac : Loin des sentiers battus, le réalisateur se débarrasse des fioritures en tout genre pour nous offrir un film long, d'un réalisme et d'une crédibilité incroyable : aux explosions et aux fights en tout genre Fincher privilégie le travail de recherche, les dialogue et la documentation et nous livre une enquête passionnante dont on a du mal à sortir. Une ambiance 60's/70's parfaitement bien retranscrite, en parti grâce à une B.O excellente. On ne peut qu'être éblouit par un tel soucis du détail et l'incroyable travail d'authenticité effectué. Certains passages de rares tension sont également très bien sentis.
Un film d'une maturité impressionnante ; bluffant autant par la maîtrise de la forme que par la complexité du propos. Un retour fracassant ! Et un grand thriller.

Les (très) bons films :

- Rocky Balboa : Poignant. Sincère. Simple. Un ultime combat mené de main de maître par un sublime Stallone pour des adieux plus qu'emouvants... Merci.

- Spider-Man 3 : Sam Raimi devient définitivement l'homme à abattre dès qu'il s'agit d'emballer des séquences d'actions monumentales. Tobey Maguire excelle une fois de plus et se paie même le luxe de quelques ambivalences qui s'imbriquent parfaitement au récit ; Peter nous fait rire, nous déçoit, se montre tantôt sexy et ce, sans la moindre faute de goût ; à noter que certains passages sont à mourir de rire. Sam Raimi conclut brillamment cette trilogie désormais culte et multiplie les moments d'anthologies. Un rêve qui se réalise...

- Die Hard 4 : J'ai adoré. C'est certes parfois dégueulasse mais j'ai retrouvé le McLane que j'aime avec des explosions de partout, des vannes qui fusent comme des balles - ou des hélicos, faut voir -, un méchant qui se fait démonter ; bref, tous les ingrédients étaient là. C'est d'la dynamite !

- My Blueberry Night : Virtuose à souhait, le réalisateur multiplie les idées de mise en scène et offre un véritable spectacle visuel, d'une limpidité exemplaire ; voluptueux et enchanteur, le film offre un déluge d'image toutes plus belles les unes que les autres.
D'autant plus que notre petit chinois n'en fait jamais trop, se contentant toujours du minimum/nécessaire ; lent mais jamais long, le film laisse place à un bon nombre de dialogues touchants, intimistes, poignants et ce, avec toujours cette infime délicatesse, soutenus par une B.O « jazzy » très agréable. Cette délicieuse ambiance l'est d'autant plus que le film est campé par un casting ô combien charmant : les personnages rencontrés sont excellents, différents et suffisamment travaillés pour que l'on s'y attache. Envoûté, 1h35 durant.

Hmmm... mouais... :

- Boulevard de la Mort : Indubitablement, Tarantino s'amuse et se fait plaisir, mais est-ce vraiment notre cas ? Long et souvent chiant, le film nous fait nous tortiller comme des asticots sur notre siège en attendant tout simplement qu'il se passe quelque chose... Evidemment, quand ça pète c'est JOUISSIF, à l'image de cette ultime poursuite automobile totalement renversante. Une ½uvre efficace pour le film mineur d'un génie. On en attendant quand même (bien ?) plus...

- Shrek 3 : On ne rigole jamais vraiment devant ce film d'animation dont l'univers a clairement perdu de son charme au fil des années. En outre, le récit se perd plus dans ses propres références qu'il n'en tire parti, ce qui rend le tout particulièrement frustrant, redondant et rébarbatif.

- 300 : Avec le temps que reste-t-il ? De jolis travelling ultra-stylisés où le sang coule à flot en dépit d'une mise-en-scène usant et abusant d'effets de style qui, s'ils sont jouissifs au début, finissent par filer la gerbe... Le pire restant l'absence de grandeur due à une musique... juste nulle à chier. C'est même pas épique en plus d'être mal écrit et répétitif dans la forme.

LE COUP DE GUEULE :

- Pirates des Caraïbes 3 : BORDEL. Alors que les évènements les plus fous et les plus grandioses étaient permis, Verbinski trouve le moyen de gâcher le tout d'une main de maître : l'humour est absent, les personnages nuls, des choix douteux (qui a dit la mort de Jones ?), un Jack Sparrow relégué au second plan et une pirate insupportable ; la magie n'opère plus du tout. Quant à la fin, bien que la dernière demie-heure soit très impressionnante, elle constitue de façon brillante un sublime anti-climax honteux, d'autant plus que la sauce monte depuis 2h... Ça y est, je suis re-énervé.

Et aussi... au rayon des DVD... l'excellent et très subversif/intelligent V pour Vendetta, brillant pour ses dialogues. The Blade dont l'ultime combat demeure le meilleur que j'ai pu voir à ce jour tant c'est un TRUC DE MALADE. Un Lady Vengeance aussi implacable que élégant. J'ai jubilé comme un taré devant Las Vegas Parano porté un duo Depp/Del Toro hilarant. Pour la leçon de cinéma et d'écriture on dit merci à Usual Suspects tant le dénouement retourne le cerveau. Le bouleversant Labyrinthe de Pan qui, je l'avoue, m'a fait verser ma petite larme... Un miracle nommé The Fountain qui demeure l'expérience la plus intense que j'ai vécue depuis... longtemps. Une exploration vertigineuse de la « Cosa Nostra » dans le Parrain. (...)

Une année excellente en somme, en espérant que 2008 soit du même acabit, et autant dire que ça démarre très fort !

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 20:43

Modifié le samedi 20 septembre 2008 11:49